Après mon black café et une matinée de travail dans mon petit labo, je me rends au blue sky. En sortant et après avoir payé (c’est le café le moins cher du square, 25 rsp, soit, en gros 0,2 euros), je sollicite le patron pour un portrait (j’aime son air et son crâne). Il accepte, on en rit.
On se fraye un chemin jusqu’aux grands axes. J’apprends enfin par mon taxi la véritable histoire : patan est toujours une ville en soi, et grande (un petit tiers de l’agglomération de kathmandu, dans le sud) et séparé de kathmandu même par une rivière que nous allons traverser. La ville qui se déroule sous les roues ne présent aucun charme. Fouillis, ruines, ladres, pollutions diverses … Zut, la pluie se met à tomber - et dans le slalom, ces flaques des rues défoncées, je songe à la saison des pluies au burundi ....
Changement de programme. Je demande à mon chauffeur de me conduire à thamel (« le » quartier toutou par excellence, où sont regroupées la plupart des hôtels et guesthouses et marchands en tous genres), et plus particulièrement à la librairie « pilgrims ». Je souhaite en effet me procurer un livre en français (« Katmandu caché », de …), renseigner – toujours lui – par le Routard. Mon chauffeur connaît l’adresse. Nous nous enfonçons dans thamel – une sorte de « main bazar » comme à Delhi mais beaucoup plus sage et, surtout, peu « peuplé » - de touristes du moins, presque pas animé. Et peu de monde dans les boutiques – mais il est vrai qu’il pleut.
J’entre dans la librairie, mon chauffeur se gare quelques mètres plus loin. Une fois entré – je suis le seul client – je remarque les cartes du pays et je m’en prends l’une ou l’autre – une vraie carte de kathmandu, notamment, pour le repérage exacte des bidonvilles. Puis je jette un œil sur le long meuble où s’exposent les beaux grands livres photos dédiés au népal. La majeure partie zoom essentiellement sur les montagnes. OK, superbes vues – et si elles sont faites, elles ne sont plus à faire. En cherchant, je trouve enfin 2 magnifiques livres de photo-portraits N&B. Très chers ; mais sans doute introuvable en europe – l’un des deux, surtout, qui est paraît-il publié à compte d’auteur.
Je me tourne du côté des rayons « Pocket ».
Voici la moisson :
- François pannier et allii, « L’art newar de la vallée de kathmandu », catalogue d’une exposition tenue à paris, texte imprimé en 1990
- « Ayurvedi Healing », pilgrims ed.
- Bhikshu Shinkaku, « Essentials and symbols of the buddhist faith », pilgrims éd., 2008 (petit livre sans photos mais super petite synthèse de la foi bouddhique, grand véhicule)
- B. Gibbons & Sian Pritchard-jones, « Erotic art of the kathmandu valley », pilgrims éd., 2003
- « The street children of kathmandu » (rapport officiel), CPCS nepal, 2007
- Dharam vir singh, « L’hindouisme. Une introduction », surabhi Prakash, jaïpur, india, 2005 pour l’édition française.
Ce dernier ouvrage me semble une excellente approche pour aller plus loin dans la compréhension de l’hindouisme. Comme le musée de patan, il s’adresse à des non-spécialistes. J’espère trouver là encore davantage de lumignons pour m'éclairer cette forêt de symbole dans laquelle je tente d'évoluer.
Concernant la médecine ayurvédique : je l'ai un peu découverte avant mon voyage en Inde (merci, flor, pour la vidéo!) ; mais c'est à paris que j'ai bénéficié de son art du massage. Je vous le recommande. Cette médecine hollistique - physique et spirituelle et à base de plantes - est l'une des plus vieilles du monde. Malheureusement, les plantes rares sont victimes de disparition. Dure loi du commerce mondial d'une médecine victime de son succès.
Je suis sur le point de payer lorsque survient une coupure d’élecricité. Le vendeur m’explique qu’il faut alors attendre, pour payer, que l’ordinateur soit relancé. Je visite, dans l’obscurité, le reste du magasin. Je monte à l’étage où sont entassés contre les murs d’un couloir des dizaines d’anciens ouvrages. J’en remarque l’un ou l’autre … good to know. Une vendeuse me suit partout …
Je suis sur le point de payer lorsque survient une coupure d’élecricité. Le vendeur m’explique qu’il faut alors attendre, pour payer, que l’ordinateur soit relancé. Je visite, dans l’obscurité, le reste du magasin. Je monte à l’étage où sont entassés contre les murs d’un couloir des dizaines d’anciens ouvrages. J’en remarque l’un ou l’autre … good to know. Une vendeuse me suit partout …
L’électricité revenue - je vois à l'ordi le nom du programme : "mercantile" - , je paye. Je sors, je vois tout de suite mon chauffeur et son blanc carosse. Je veux embarquer mais, garé du côté gauche de la ruelle, il n’a pas fait gaffe que la portière arrière gauche s’ouvre … sur un tas de détritus. Je tente … d’éviter. Il sourit, un peu gêné, et le policier avec lequel il devisait aussi. Je réponds par un égal sourire. Vu le temps, et l’heure, c’est foutu pour ma déambulation dans les alentours de durbar square. Je demande à mon chauffeur d’aller voir jusqu’au palais. Nous sortons de Thamel ; arrivons sur un large et long boulevard qui doit être le champs-élysées local (quelques boutiques vraiment chiques et même une boutique appel, yes !). Nous arrivons face au palais, gris et terne, hautement gardé et surveillé – sacs de sables et tout le tintoui. Je demande de me ramener à patan.
Sur le chemin du retour, je demande à mon chauffeur – qui semble connaître la ville comme sa poche – où se trouvent les slums (bidonvilles). Il ne comprend pas le mot ; je tente d’expliquer. Il m’explique finalement qu’il y a un grand nombre d’enfants sans maison qui errent du côté d’un important temple bouddhiste, à l’est de la ville – lieu où je projetais de me rendre pour 2 jours à la fin de mon périple. OK.
Nous repassons la rivière et là, tournant je ne sais pourquoi le regard vers la gauche, alors que nous entamons la traversée du pont, je remarque, sur la berge de la rivière, une longue enfilade de baraquement de tôles et objets divers. Oui, me confirme mon chauffeur, des gens vivent là. Je sais où j’irai prochainement faire des photos – car le phénomène mondial de la bidonvilisation m’intéresse. Et les slums de kathmandu étaient l’une de mes principales raisons d’y venir. Kathmandu est de taille bien plus modeste que mumbaï ou rio - peloton de tête des bidonvilles – villes bidons.
Je débarque enfin à « mon » durbar square familier. Je demande à mon chauffeur s’il sait où je peux me procurer une carte sim car je dois commencer à prendre des rendez-vous pour les reportages dont le « topic » se précise nettement à présent. Mon chauffeur traverse la rue, cause avec un marchand, revient bredouille. On négocie le prix de la course. Il me laisse proposer …. Mais bien entendu (ils font tous pareil) me demande davantage – ça reste extrêmement bon marché … Je me décide à suivre l’axe commercial jusqu’à ce que je trouve un vendeur de simcard. Chemin faisant, je shoot un peu. A ma droit, dans une petite impasse, 2 lions m’indiquent un temple bouddhiste. Celui-ci occupe une petite place entourée de façades. Des enfants jouent. Grand bouddha doré.Je repars, même direction. Un premier magasin : non, pas de carte sim. On me dit : en face. Je traverse. Non encore. Je continue. Mais pour la première fois je suis incommodé par la pollution du trafic – il ne pleut plus mais la chaleur lourde, la poussière, les gaz et la fumée noire de noire crachée par ces espèces d’autobus déglingués, m’indisposent. Demi tour, sur l’autre trottoir. Nouveau temple bouddhiste.
Nouveau magasin – mais non. Je rentre bredouille. Tout de même incroyable de ne pas avoir trouvé une carte sim … Je rentre à l’hôtel par une petite ruelle parallèle. Là, je découvre, dans un coin, un escalier menant vers un endroit mystérieux – j’aime les escaliers … je commence à monter mais la pudeur me retient – avec qui vais-je tomber nez à nez ? Je redescends ; un homme sur le pas de la porte de sa boutique me fait comprendre que je peux y aller – il ne parle pas anglais. Allons-y. Waw … une maman et deux bébés sur une terrasse ! Aussi surpris l’un que les autres … sollicitation pour photo acceptée, shoot, et rires. Maman et enfants adorables. Je me retourne pour redescendre et c’est alors que je vois sur ma droite, par la porte, le « lieu de vie » - ce que je rêve de photographier. Extrêmement pauvre et dénudé en l’occurrence. Mais je ne veux pas abuser de mon hôte, et ma pudeur encore … bref, après un dernier namasté, je m’en vais.
Nouveau magasin – mais non. Je rentre bredouille. Tout de même incroyable de ne pas avoir trouvé une carte sim … Je rentre à l’hôtel par une petite ruelle parallèle. Là, je découvre, dans un coin, un escalier menant vers un endroit mystérieux – j’aime les escaliers … je commence à monter mais la pudeur me retient – avec qui vais-je tomber nez à nez ? Je redescends ; un homme sur le pas de la porte de sa boutique me fait comprendre que je peux y aller – il ne parle pas anglais. Allons-y. Waw … une maman et deux bébés sur une terrasse ! Aussi surpris l’un que les autres … sollicitation pour photo acceptée, shoot, et rires. Maman et enfants adorables. Je me retourne pour redescendre et c’est alors que je vois sur ma droite, par la porte, le « lieu de vie » - ce que je rêve de photographier. Extrêmement pauvre et dénudé en l’occurrence. Mais je ne veux pas abuser de mon hôte, et ma pudeur encore … bref, après un dernier namasté, je m’en vais.
Pour rejoindre le square et mon hôtel, je dois encore emprunter une ruelle étroite, perpendiculaire. Je vois dans un vitrine un bouddha copulant avec sa « consort » - bien en vue, l’action … Je décide d’avoir quelques explications. Le vendeur me tend un livre reprenant tous les bouddhas et avec une brève explication de leur position. Trop fainéant pour transcrire la note, je demande à prendre la page en photo. Mais le marchant vend ces petits livres, et pour 1 euro, je cède. Bonne pioche, espère-je.
Retour à l’hôtel. L’ampoule de ma sdb ayant rendu l’âme, j’avais demandé le matin qu’on y regarde. C’était fait ; j’allais pouvoir me laver les cheveux. Mais quelques instants plus tard, me rendant dans la salle d’eau, l’ampoule meurt à nouveau au moment où je lui demande de vivre. Reste ma lampe de poche. Pas d’eau chaude. Oui, j’adore le Sheraton ou, mieux, une chambre d’un Relais & Château – mais dans un tout autre contexte.











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